ROLE DE LA MISSION DD/RS

Le rôle de la mission Développement Durable et Responsabilité Sociétale (DD/RS) dans un établissement d’enseignement supérieur est de piloter, animer et évaluer la démarche de son établissement (et dans une certaine mesure, de ses usagers).

La norme ISO 26000 définit clairement la responsabilité sociétale d’une organisation (ici l’établissement) comme étant sa contribution au développement durable de son territoire et au-delà de la planète.

Alors que signifie DD/RS ? N’est-ce pas redondant ? Oui si la mission DD/RS ne devait répondre qu’aux enjeux de responsabilité de l’établissement stricto sensu. Or, le Plan Vert des établissements d’enseignement supérieur, notre cadre légal en la matière, englobe aussi la responsabilité des établissements dans leur ensemble et la responsabilité individuelle des usagers de l’établissement comme contribution au développement durable : DD et RS. Vaste programme n’est-ce pas? Mais rassurons-nous, l’établissement reste notre objectif (RS), le sigle DD/RS est là pour nous rappeler que l’établissement n’est pas un système clos et que les interactions usagers/établissement, territoire/national/international ont une influence qui dépasse les frontières “juridiques” de notre lieu de travail.

Pourquoi parle-t-on de démarche pour le DD/RS ? Le terme est particulièrement bien adapté car il y a toutes sortes de façons de marcher, en titubant, en faisant des allers-retours, d’un pas alerte, lourd, en zigzagant et c’est effectivement et alternativement le cas. Et cela doit se comprendre par un but, rappelons-nous “mon établissement dans 50 ans”, des objectifs à courts et moyens termes, des procédures de travail et une attitude :

  • Un but : c’est le futur souhaitable pour notre établissement, “mon établissement dans 50 ans?”

  • Des objectifs : ce sont ceux qui, en partant du but et à rebours, marquent les étapes des chemins du DD/RS. Positionner le DD/RS dans la stratégie de l’établissement est un de ces objectifs. Les réglementations, les normes (type ISO 26 000) et les stratégies nationales de développement durable en fixent d’autres qui sont agrégées au sein du Plan vert des établissements d’enseignement supérieur...

  • Des procédures, des techniques : ce sont les outils d’amélioration continue (PDCA), les outils d’auto-évaluation (référentiel DD&RS) ou d’évaluation (Label DD&RS), les revues documentaires, les outils “qualité” de type ISO 9001, 14001, les techniques d’animation, les outils collaboratifs (numérique)...

  • Une attitude : c’est à la fois la posture de la mission DD/RS, l’intraprise responsable, du/de la chargé-e de mission DD/RS, l’intrapreneur-se responsable, et l’affichage qui en est fait, discret, assumé ou ostentatoire selon les moments et les publics. Et nul n’est parfait, le/la chargé de mission DD/RS a aussi le droit de ne pas être tout le temps responsable et exemplaire, de ne pas tout savoir sur un sujet si vaste. Ce qui importe c’est la volonté de progresser collectivement en reconnaissant son niveau de compétence (individuelle et collective) à un instant T.



POUR BIEN DEMARRER

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PROFIL D'UNE MISSION DD/RS

Le profil d’une mission DD/RS est défini par son organisation, ses compétences et son positionnement dans l’organigramme de l’établissement.

Y-a-t-il une “organisation type” pour la mission DD/RS ? Eh bien non, l’histoire et la culture de l’établissement, sa taille, le profil du/de la chargé-e de mission DD/RS (compétences, temps consacré), l’implication de la gouvernance à un moment donné… sont autant de facteurs qui vont décider de la forme que peut prendre une mission DD/RS :

  • Un individu seul, le chargé de mission DD/RS, à temps plus ou moins partiel

  • Un comité de pilotage animé par le chargé de mission DD/RS

  • Une direction DD&RS, une vice-présidence, les deux

  • ...

 

Qu’en est-il de son positionnement dans l’organigramme de l’établissement ? Eh bien là aussi, il n’y pas de règle :

  • Un-e chargé-e de mission DD/RS rattaché-e à une direction générale, une présidence, une vice-présidence, une direction métier (le patrimoine, la communication, les études...)

  • Un Comité de pilotage sans rattachement mais positionné selon le profil de ses membres

  • Un service rattaché à une vice présidence, une direction générale, une direction générale des services

  • ...

Pour autant la mission DD/RS est une mission de transition, d’accompagnement du changement, qui doit travailler transversalement aux organigrammes et dont la temporalité est théoriquement limitée : plus besoin de mission DD/RS une fois que la mission DD/RS est aussi celle de l’établissement... Il est donc parfaitement normal qu’elle ait du mal à y trouver sa place.

Par ailleurs elle doit s’inscrire dans le fonctionnement de l’établissement pour le changer de l’intérieur. Elle a besoin d’être identifiée et légitimée aux yeux de tous, au moins symboliquement (déclaration publique..).

Beaucoup de ces profils se valent dans l’absolu et il s’agit surtout de savoir si le profil d’une mission DD/RS est suffisamment souple, adapté au contexte de l’établissement et s’il permet d’avoir une vision d’ensemble des enjeux stratégiques de l’établissement pour accompagner les changements présents et à venir.

Il n’y a donc pas de profil unique ou idéal pour la mission DD/RS d’un établissement mais quelques points communs, qui sont souvent des objectifs intermédiaires à atteindre dans les établissements, qui permettent d’engager une action efficace :

  • Agrégation d’une façon ou d’une autre, à un moment ou à un autre (selon les projets par exemple), des 5 compétences transversales et de compétences techniques

  • Positionnement transversal à l’organigramme de l’établissement

  • Légitimation de l’action de la mission DD/RS

Voici quelques scénarios, du plus irréaliste au plus souhaitable (et faisable), pour comprendre comment se réalise cette agrégation et surtout comment elle ne se réalise pas.

 

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